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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 23:09

    Apres de nombreuses heures de vol pour certains et quelques jours en argentine pour d autres, nous avons fini par tous nous retrouver a l aeroport d Asuncioñ en milieu de journee. Nous avons ete surpris par la taille de l aeroport car bien que desservant une capitale il est de petite taille ! C est la que Marcella et Laura nous ont rejoint. Elles sont salariees de la Codehupy (association paraguayenne qui travaille pour la defence des droits de l homme), et elles se sont chargees de la preparation de notre sejour. Certains d entre nous avaient deja eu de riches echanges avec Marcella lors du voyage d immersion du CCFD en 2007 et de sa venue en France en 2008. Apres les retrouvailles nous sommes montes dans notre “collectivo” (mini bus a notre disposition pour tout le sejour), direction la Casa de la paz.

Cette maison abrite les bureaux du Serpaj, une ONG paraguayenne partenaire du CCFD qui lutte contre la militarisation et pour la non violence. Nous sommes donc loges dans cette maison pour toutes les nuits que nous passerons a Asuncioñ.


    Une fois nos sacs poses, nous avons rapidement ete mis dans le bain puisqu on a visite le musee de la memoire. Il occupe les locaux de bureaux dans lesquels se deroulaient les interrogatoires de la population pendant la dictature et s attache au devoir de memoire de cette periode. Celle-ci a commence en 1955 et est officiellement terminee depuis 1989. Cette visite nous a permis d avoir des reperes concernant l histoire du Paraguay. Elle a aussi ete marquante car parsemee de temoignages de victimes de la dictature. En effet, en venant visiter le musee, des victimes ou leur famille ont temoigne de la torture qu elles ont subit durant les interrogatoires, et ces moments ont ete mis en scene.

Pour nous remettre de nos emotions : premiere promenade dans Asuncioñ ! Nous sommes passes devant le Pantheon, une miniature de son cousin francais, qui habrite les depouilles de quelques personnalites d ici. A notre grande ( et heureuse) surprise, “froid” ne veut pas dire la meme chose en france et ici … S il est vrai que dans les batiments on supporte parfois un ou deux pulls, dehors le soleil brille et on est a l aise en t shirt ! Presses de gouter aux terrasses locales on s est installes sur celle d un bar avec vue sur le palais presidentiel, magnifique cadre ! Apres quelques verres, des bouchees de pizza, et deja de riches echanges avec Marcella et Sarah (notre interprete), retour a la casa de la paz et longue nuit pour tout le monde !




Claire

Par Aman y alla - Publié dans : Voyage au Paraguay
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 21:36
Bonjour a tous !


Nous voila bien arrives a Asuncion, Paraguay.  D avance nos excuses pour les fautes mais les claviers nous depaysent autant que le reste !






On nous reclame une presentation du groupe... Effectivement ca manque un peu... Alors voila qui nous sommes !

-- tout a gauche de la photo, c est Thomas. Il a 25 ans, il est un peu parisien mais tout le monde a ses defauts... Bien heureusement il vit depuis quelques temps dans le Tregor qui est presque le plus beau pays de Bretagne. Thoñas  travaille dans une association autour des economies d energie. C est pour ca qu il y a deja beaucoup de photos de petits moulins a vent sur les appareils...! Il a deja travaille sur un projet autour de l agriculture au Perou.

-- a cote de lui, c est Nanou. Elle a 21 ans, vient du Centre Ouest Bretagne  qui est vraiment le plus beau pays de Bretagne. Elle a termine sa licence pro en carrieres sociales cette annee - in extremis,quelques heures avant le depart ! - et entre en master en septembre. Elle est aussi militante au MRJC.  Ca faisait longtemps qu elle voulait mettre les pieds en Ameriaue Latine... C est un bon commencement. Elle a aussi un papa paysan qui lui a pas mal donne le gout de s interesser aux questions agricoles.

-- juste apres vient Elise ! Tregoroise pure souche de 24 ans, aux parents agriculteurs comme la plupart de ses compagnons de route. Pendant ses etudes elle a pas mal son nez dans les questions agricoles et rurales... Et en toute logique, tombee dans la marmite du MRJC comme permanente !La elle est en vacances mais en septembre elle entamera sa troisieme et derniere annee de permanence. L anne derniere elle a participe a l accueil de Marcella en Bretagne,  avocate a la Codehupy, qui est notre super contact ici.

-- le grand gars qui depasse derriere c est encore un tregorois. Il a 23 ans et ca fait un an qu il a repris la ferme de ses parents, a present retraites, mais requisitionnes pour remplacer Ronan pour son escapade au Paraguay !  L annee derniere Marcella a fait etape chez Ronan pendant son periple en Bretagne, et les nombreuses discussions autour du pommeau familial l ont beaucoup fait reflechir a l orientation de son elevage laitier, motamment autour de la question des proteines et donc du soja.


-- juste a cote c est Marido. Elle a 28 ans et  elle vient du Goelo, les voisins du tregor. A elle seule  elle resume nos profils ! Parents agriculteurs, permanente au MRJC juste avant Elise, elle est educatrice specialisee de formation. En ce moment c est aussi les vacances pour elle, mais dans la vraie vie elle travaille comme directrice d un centre de loisirs. Elle est deja venue au Paraguay en 2007 en voyage d immersion avec le CCFD. C est donc le grand retour pour elle ici !

-- Un peu plus haut, il faut bien le dire, c est Claire ! Elle vient du cote Goelo, comme Marido. Elle a 19 ans, ce qui fait d elle la benjamine de notre folle equipee !  Elle sort d un IUT GEA qui lui a pas plu tant que ca alors elle est bien contente d enchainer l annee prochaine avec un IUP autour de la gestion des organisations d economie sociale (comme le master de Nanou, en fait.) Elle fait aussi partie du MRJC. Elle avait aussi croise le chemin de Marcella au printemps 2007.

--  Allez on y est presque ! La ptite miss a cote c est Alix. Elle est salariee du CCFD, et elle a 24 ans. Si y en a une qui nous a jete dans la marmite Paraguay, c est bien elle ! Mais pour cette fois elle n est pas avec nous ici, pour cause de petit bebe. En tous cas on pense a elle parce que sans son appui enorme on en serait sans doute pas la !!

-- Et enfin, le meilleur pour la fin? Tout au bout c est Elise Anne. Seule representante du lointain finistere, mais quand meme orginiaire du Centre Ouest Bretagne, donc ca rattrappe un peu. Elle a 23 ans et elle s occupe des petites bouts de chou de maternelle, comme instit depuis 1 an. Elle est pas mal engagee au CCFD et comme Marido, a participe a un voyage d immersion mais en Argentine, en 2007. La pour l instant le decalage horaire semble la pourchasser jusque dans le canape  mais elle garde quand meme un oeil attentif a cette presentation un peu douteuse.

Voila pour nous !

Nanou ( comment ca vous aviez devine??)

Par Aman y alla - Publié dans : Présentations
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 18:22

Nous avons construit ce projet à partir de la vision que nous avons, collectivement, de la solidarité internationale et des actions qui peuvent en découler.


        Tout d'abord, nous partageons cette idée que la solidarité internationale ne doit pas consister en des projets déconnectés des réalités des pays avec lesquels l'on souhaite travailler. Selon nous, beaucoup de projets internationaux occultent l'étape nécessaire de découverte de la culture, du territoire, des populations. Trop d'initiatives perdent de leur crédibilité ou de leur efficacité par manque de connaissance des réalités locales. Nous ne pouvons envisager de solidarité internationale, de projets constructifs et durables, sans ce principe fondamental d'échange et d'immersion.

 
       De même, nous ne concevons pas le voyage comme l'aboutissement du projet. Selon nous, le départ à l'étranger constitue l'une des étapes d'une réflexion et d'une action globales. En effet, la solidarité internationale se joue tout autant ici, dans les pays du Nord, que là-bas. Pour impulser des changements durables il est tout aussi important de travailler localement pour faire prendre conscience à la population des impacts de leurs comportements. Ainsi
nous nous inscrivons dans la démarche du « penser global, agir local ».


        La très forte globalisation des échanges, et le rôle prépondérant d’institutions comme l’OMC, pourraient nous laisser croire que notre marge de manoeuvre en tant que citoyens, sur les questions d’interdépendance Nord/Sud, est très réduite. Notre objectif est de prendre le contrepied de cette position : nous souhaitons au contraire montrer que cette forte interdépendance Nord/Sud fait de nos comportements quotidiens un vrai enjeu, un
 véritable levier de changement.

Par Aman y alla - Publié dans : Présentations
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 22:27

      Le soja est une légumineuse consommée depuis 5000 ans en Asie, où il constitue encore une part importante de l’alimentation humaine : tofu, lait de soja, sauce de soja, etc. Riche et connu pour ses vertus médicinales, le soja se substitue avantageusement à la viande et aux produits laitiers, et son utilisation dans l’alimentation humaine se développe peu à peu en Europe à partir de la fin du  XXième siècle . Mais l’essentiel de la production mondiale de soja est utilisée à d’autres fins.
En
Amérique du Sud, les cultures agro-industrielles de soja se destinent à l’alimentation animale des élevages européens (bovins, poules, porcs) au travers de farines et de tourteaux de graines de soja. Sa richesse naturelle en huile (20%), et surtout sa teneur inégale en protéines (40%) lui confèrent des propriétés miraculeuses, qui sont à l’origine de son expansion, en lien avec le système productif européen. Cet apport en protéines pour le bétail a un temps été concurrencé par les farines animales, jusqu’à ce que la crise de la vache folle, dans les années 90, ne vienne mettre un terme à ce scandale sanitaire… en ouvrant un boulevard
à une nouvelle expansion de la culture de soja dans le monde.


Le soja, là bas

Ces cultures, de plus en plus OGM, se développent de manière importante au Brésil, en Argentine, au Paraguay et même en Bolivie, au détriment de l’environnement et des populations. Son expansion a été facilitée d’une part par les structures agraires très largement inégalitaires, d’autre part en raison d’Etats de droit encore fragiles. Aujourd’hui, ce développement est le principal moteur de la déforestation massive de l’Amazonie, et de la pollution des cours d’eau. Le soja y est cultivé avec force traitements chimiques, souvent par avion, avec d’importantes conséquences sur la santé des populations. S’agissant d’unemonoculture intensive, son développement a également sa part de responsabilité dans l’érosion de la biodiversité. Enfin, il est responsable de l’exode de milliers de paysans, chassés de leurs terres par la pollution chimique, la pression sur la terre, les violences exercées par des paramilitaires… D’un point de vue économique, ces cultures ont le mérite de rapporter des devises, mais elles ne profitent pas aux populations. Les structures agraires et les filières ne sont plus orientées vers la souveraineté alimentaire mais vers l’exportation, faisant ainsi revenir le Paraguay à un modèle du XIXème siècle.


Le soja, ici

En Europe, la production de protéines pour l’alimentation des bovins a été réduite à peau de chagrin : l’UE est dépendante à 80%, sans perspective d’évolution. Et pour cause : les Etats-Unis ont imposé, au début des années 60, une exemption des droits de douane pour leur soja, et une limitation de la production communautaire de protéines végétales. Les conséquences économiques, sociales et environnementales, dans notre secteur agricole, sont multiples. L’augmentation des charges d’exploitation des éleveurs bretons est une des conséquences de cette dépendance accrue, alors que des systèmes alternatifs, tendant à l’autosuffisance, ont prouvé leur meilleure efficacité économique.

Mais ni les firmes agro-industrielles, ni les agriculteurs européens, ni les décideurs européens, ne sont les seuls responsables de cette situation.

L’importante augmentation de la consommation de viande, souvent associée à une élévation du niveau de vie, est aussi à l’origine de cette dépendance accrue au soja et de l’expansion de sa culture en Amérique Latine. La complexe chaîne de cause à effet qui lie les consommateurs aux éleveurs, les éleveurs aux firmes, et les firmes à l’agriculture paraguayenne, est un sujet d’études passionnant, peu connu, et qui mérite d’être mis au jour pour qu’ici nous soyons informés des conséquences de nos achats. A tous les niveaux, des alternatives existent et doivent être développées pour un développement durable et équitable, ici et là-bas.

 


Ayant pris conscience de cette problématique, notre projet consiste à nous informer plus amplement sur les tenants et les aboutissants de cette interdépendance, à nous rendre au Paraguay pour observer la réalité du terrain, et recueillir des témoignages, puis réaliser et diffuser un documentaire sur ce sujet.

Par Aman y alla - Publié dans : Présentations
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 17:06

Aman y alla est une association regroupant huit jeunes bretons, réunis dans le cadre du réseau CCFD Terre Solidaire.



A L'ORIGINE DU PROJET

- Juillet 2007 : voyage d’études
 d’un groupe de bénévoles CCFD Terre Solidaire en Argentine et au Paraguay, à la rencontre de partenaires locaux.

- Mars 2008 : visite d’une paraguayenne en Bretagne pour témoigner de la réalité de nombreux paysans dans son pays : expropriation de paysans, déforestation, expansion incontrôlée de la mono-culture de soja,…

Nous souhaitons prolonger cet échange qui s’est instauré entre la Bretagne et le Paraguay, sur le thème des interdépendances agricoles. 

 

OBJECTIFS DU PROJET


- Réaliser une enquête sur les multiples enjeux (sociaux, économiques, environnementaux) de la culture de soja au
 Paraguay, et de son utilisation en Bretagne comme aliment dans les élevages.

 - Informer et sensibiliser largement à notre retour du Paraguay, notamment en réalisant un documentaire vidéo (30’) proposant une analyse de la problématique.


DEROULEMENT


Le projet local, en amont

- Formation aux enjeux agricoles bretons, paraguayens, et aux interdépendances Nord/Sud : rencontre de partenaires, d’acteurs locaux, d’agriculteurs bretons, d’émigrés paraguayens…

- Constitution d’un réseau de partenaires locaux

- Collecte de fonds propres grâce à différentes actions d’autofinancement (fest-noz, organisation de repas)

- Formation à la prise de vue, à la prise de son, et au montage vidéo

 

Août 2009 : voyage au Paraguay

- Vivre et échanger avec la population locale, notamment avec des jeunes agricoles bretons lors de notre voyage au Paraguay

- Rendre compte des réalités bretonnes, des points de vue de la population et des acteurs

- Acquérir une vision large des questions agricoles au Paraguay

- Echanger avec des paraguayens autour des réalités agricoles bretonnes et paraguayennes

- Découvrir des initiatives locales

- Découvrir des formes d'organisation de la société civile autour des questions agricoles


Pour atteindre ces objectifs, nous comptons :

- montrer à nos interlocuteurs locaux un court documentaire sur la perception de la problématique par les acteurs bretons
 - diversifier nos rencontres sur place, et croiser les différents points de vue :  petits producteurs de l’agriculture familiale, paysans sans terre, gros propriétaires terriens, jeunes en formation agricole, entreprises agro-industrielles cultivant et exportant le soja... en rencontrant une large gamme d’acteurs,nous souhaitons éviter de nous enfermer dans une réalité partielle.
Notre objectif est bien de mener un travail de sensibilisation au retour : nous sommes convaincus que ce travail requiert de l'expertise, de la crédibilité et donc un regard large sur la question.

- vivre une période d'immersion
de quelques jours chez de jeunes paraguayens
-filmer les entretiens que nous aurons, les témoignages des partenaires que nous rencontrerons, les paysages et initiatives que nous visiterons.


Le projet local, au retour

- Informer et conscientiser la population locale aux questions d'interdépendance Nord/Sud en agriculture

- Interpeler et si possible dialoguer avec les responsables politiques dans le cadre d'un plaidoyer questionnant notre modèle de développement

- Réfléchir collectivement à des changements concrets


Pour cela : 

    - Création de supports de communication : Nous nous proposons notamment de réaliser un documentaire vidéo d’une trentaine de minutes, présentant les enjeux de l’interdépendance agricole Bretagne / Paraguay. En complément, d’autres supports pourront être envisagés : exposition photo, panneaux d’exposition, conception et diffusion d’une plaquette de sensibilisation. 
    - Organisation d’actions de sensibilisation : Nous souhaitons organiser des temps de rencontres et d'échange, à partir de l'outil vidéo qui sera créé mais aussi de nos témoignages de retour. Notre volonté est de rendre compte de ce que nous avons vu et vécu au Paraguay et de mettre cette situation en relation avec l'agriculture bretonne mais aussi avec nos comportements de consommateurs, en cohérence avec la démarche de sensibilisation menée par le CCFD Terre solidaire autour de notre modèle de développement.

  Nous sommes convaincus de la nécessité de s'adresser à un public varié, notamment afin de toucher autant des personnes déjà sensibilisées qu'éloignées de ces questions, autant des producteurs agricoles que des consommateurs. Ainsi nous souhaitons travailler en lien avec des établissements scolaires, des associations et organisations locales partenaires. 
    - Remobilisation du réseau d'acteurs agricoles investi avant le départ : nous souhaitons travailler à nouveau en lien avec les personnes et organisations rencontrées en amont du voyage, afin de partager avec eux les réalités observées au Paraguay. Nous souhaitons réellement, à partir de l'observation des réalités agricoles bretonnes et paraguayennes et des enjeux soulevés par les uns et les autres en terme d'interdépendances, travailler localement à des changements concrets.

    Nous envisageons notamment la mise en place d'une soirée débat qui puisse être l'occasion :
- de travailler collectivement à des pistes de changement possibles,
- d'interpeler les interlocuteurs qui sont à même d'être acteurs de ces changements : organisations professionnelles agricoles, élus, consommateurs, etc..



    

Par Aman y alla - Publié dans : Présentations
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